L’apprentissage en alternance entre le centre de formation et la collectivité locale est possible


La ville de Malemort-sur-Corrèze travaille depuis 4 ans à former des apprentis. Une alternative à la formation dans le privé.Les formations d'apprentissages en alternance ne déroulent pas obligatoirement dans le secteur privé. Il est aussi possible de les effectuer dans la fonction publique territoriale.Depuis septembre 2008, la mairie de Malemort-sur-Corrèze signe des contrats d'apprentissage avec des élèves d'institutions telles le Centre de formation d'apprentis (CFA) les 13 vents à Tulles ou l'université de Limoges.
« Mettre le pied à l'étrier »



L’apprentissage en alternance entre le centre de formation et la collectivité locale est possible
Espaces verts, bâtiments, centre communal d'action social, plusieurs services de la mairie sont impliqués dans ce programme. Les apprentis y apprennent, sur le terrain, les clés de leur futur métier.
« L'objectif est de mettre le pied à l'étrier à ces jeunes dans les meilleures conditions qui soient. Et cela quel que soit le niveau d'étude préparé, du BEP au Master », explique le maire, Jean-Jacques Pouyadoux.
Actuellement, neuf apprentis officient dans les rangs de la commune. « C'est le maximum de capacité que notre mairie peut accepter. C'est un investissement important pour la commune, qui doit assurer la rémunération des étudiants. En 2011, le coût budgétaire pour la ville, charges comprises, s'est élevé à 51.842 € pour l'apprentissage », ajoute l'élu.
Malgré tout, le maire reconnaît que le travail effectué par les apprentis est très profitable à la collectivité. La limitation des nombres de contrats s'explique surtout par le manque de maître de stage.
« J'ai dans ma mairie plusieurs personnes très qualifiées pour suivre et former un apprenti, mais ce sont des personnes qui ne souhaitent pas consacrer de temps à cette activité. Et encore, notre structure est suffisamment importante pour avoir plusieurs formateurs. Dans les petites mairies, les agents sont trop polyvalents pour épauler un jeune dans une profession très spécialisée ».
Pour les tuteurs de stages comme pour les apprentis, c'est donc la motivation qui prime. « En ce qui concerne les candidats à l'apprentissage, ce ne sont pas les propositions spontanées qui manquent », avoue Babette Roche, la responsable des ressources humaines de la ville, « le service des espaces verts est particulièrement demandé ».
Du côté des apprentis, la satisfaction semble être le sentiment principal. Léa Costa prépare son bac pro travaux paysager dans le service espaces verts tant prisé. « Il me semble que l'ambiance dans les équipes du public est plus détendue, moins stricte. À terme, je n'exclus pas de travailler dans une collectivité », explique la jeune femme de 18 ans.
« Une expérience positive »
« Pour ma part, c'est une expérience positive. J'étudie trois jours par quinzaine à Limoges pour ma deuxième année de master, le reste du temps je suis à la mairie », confirme Anaïs Massé. « Et il ne faut pas oublier que les apprentis sont rémunérés 10 % de plus que dans le privé ».
Fier de son succès et convaincu de cette approche, la mairie de Malemort-sur-Corrèze prévoit d'investir 74.200 € dans l'apprentissage pour cette année 2012. Elle a d'ailleurs pris en apprentissage un étudiant supplémentaire en Certificat d'aptitude professionnel (CAP) de peinture en ce début d'année.

Clément Delorme
brive@centrefrance.com
(http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/departement/correze/correze-local/2012/01/30/lapprentissage-en-alternance-entre-le-centre-de-formation-et-la-collectivite-locale-est-possible-167460.html)

Lundi 30 Janvier 2012
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