Un Brésilien et une Californienne en pays tulliste


La Montagne jeudi 22 octobre 2015 : Ils connaissent Paris mais préfèrent déjà la ville aux sept collines. Le soleil de Sao Paulo et celui de San Diego peuvent bien attendre : Bruno et Danielle se sentent bien sous le ciel automnal corrézien !



«Le premier jour, Michel m'a amené à la fête de la châtaigne à Beynat ! », sourit Bruno Palmieri, un jeune Brésilien de 28 ans, résumant ainsi son premier choc culturel « made in Corrèze ». À côté de lui, l'enthousiasme de Michel Caillard, directeur adjoint du CFA des Treize vents, est tout aussi communicatif : « On reçoit une quinzaine de jeunes chaque année en "work away". Slovénie, Singapour, Costa Rica, Inde : ils viennent de différents pays. »

« Tu joues au football ? »

De Sao Paulo à Tulle, il n'y a qu'un pas. De San Diego aussi. Danielle Miller, Californienne de 21 ans, confie ses impressions : « C'est agréable d'être ici dans une petite ville. C'est plus authentique, on apprend mieux. »
Ces deux voyageurs, déjà initiés aux saveurs du foie gras et du vin blanc moelleux, sont arrivés la semaine dernière. Pendant trois semaines, ils vont donner des cours d'anglais aux élèves du CFA (quelle que soit leur formation) et alimenter la page Facebook de l'établissement grâce à leur expérience.
L'objectif : « Nos étudiants en hôtellerie vont être très vite confrontés au milieu professionnel. Ils auront besoin de l'anglais. C'est donc une nécessité d'un point de vue linguistique. Ça l'est aussi pour l'ouverture d'esprit », résume Michel Caillard très simplement. Les élèves ne manquent d'ailleurs pas d'exprimer leur curiosité à travers des questions parfois saugrenues. « Vous avez déjà rencontré des stars ? », a demandé l'un d'eux à Danielle. « Tu peux danser ? Tu joues au football ? », s'intrigue un autre en s'adressant à Bruno qui apparaît, selon lui, être un des rares Brésiliens à ne pas s'intéresser au ballon rond. « Mais chut, il ne faut pas le dire ! », confie-t-il, amusé. Avant d'ajouter : « On avait des stéréotypes aussi sur les Français avant de venir. Comme cette image que les Français ne mangeaient que des petites portions, on s'est trompé ! »

Bref, des échanges empreints d'humour et d'amitié qui pourraient bien donner aux étudiants du CFA des envies d'« american dream » ou de danser la samba !

Élise Bonneval
tulle@centrefrance.com


Jeudi 22 Octobre 2015
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